Sunday, July 24, 2011

ÉLISONS UN GOUVERNEMENT NPD LUTTONS POUR UN ORDRE DU JOUR DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES

Déclaration de la Ligue pour l’Action Socialiste pour les élections fédérales du 23 janvier 2006 au Canada

Quel est l’enjeu?

Normalement les politiciens capitalistes font tout leur possible pour embrouiller les questions et obscurcir leurs positions réelles. Ils le font parce que s’ils disent ce qu’ils ont vraiment l’intention de faire, ils ne seront jamais élus. Les électeurs  qui se dirigent aux urnes le 23 janvier partout au Canada font face au défi de plus en plus écrasant de distinguer les faits de la fiction, de séparer l’agneau des loups. La difficulté est aggravée par le fait que le gouvernement libéral minoritaire a été soutenu pendant 7 de ses 17 mois d’existence par le Nouveau Parti Démocratique basé sur les syndicats, en échange de quelques concessions budgétaires progressistes. Par la suite, le gouvernement fût défait par les votes combinés du NPD, du Parti Conservateur et du Bloc Québécois, après que les Libéraux aient rejeté une demande du NPD de légiférer pour interdire davantage d’intrusions du secteur privé dans le système public de santé et quand le Premier ministre Paul Martin a refusé de fixer une date pour les élections avant mars 2006.

Une fois que la campagne électorale a été déclenchée, les sondages révélèrent que les priorités des électeurs sont les questions sociales comme la santé et l’éducation, suivies par l’emploi et la croissance économique.  Mais les principaux partis de la grande entreprise se concentrent sur des sujets de moindre envergure comme l’éthique et les taxes. Pourquoi ce gouffre? Il ne devrait pas y avoir de mystère à ce sujet.

Les investissements sociaux ont subi des compressions sévères au cours des deux dernières décennies, de la part des Libéraux depuis douze ans, et des Conservateurs auparavant. Aujourd’hui les deux partis tentent de camoufler leurs plans pour continuer d’étouffer les besoins sociaux, notamment en détournant l’attention vers les scandales, les personnalités et la soi-disant « unité nationale ».

Ce qui ne veut pas dire que l’infâme scandale des commandites, dans lequel 100 millions$ ont été donné à des agences de publicité proches du Parti Libéral au Québec, avec pour résultat des accusations au criminel et la Commission Gomery qui porta le blâme sur les bonzes du Parti Libéral, n’est d’aucun intérêt pour la population. Au Québec il y a eu une poussée fulgurante d’indignation nationale, discréditant davantage l’État fédéral qui tente d’acheter des faveurs pour nier le droit à l’autodétermination aux Québécois.

Mais cette corruption politique n’est qu’un mince bout de l’iceberg des problèmes sociaux et du mécontentement. Plus profonde est la montée de la colère contre la détérioration du système public de santé, de l’éducation, du logement, des transports et des infrastructures urbaines causée par les coupures massives des dépenses publiques que ni les Libéraux ni les Conservateurs ont l’intention d’arrêter.

Ceci nous amène à l’enjeu réel de ces élections. Il peut être résumé comme ainsi : l’ordre du jour capitaliste (symbolisé par les propositions de réduction d’impôts) contre la  responsabilité sociale (représentée par tous les gains des luttes ouvrières qui sont attaqués). Les vestiges de l’État-Providence d’après-guerre demeurent sur le billot, nonobstant les 20 milliards$ de dépenses promises par Paul Martin avant les élections.

Les différences de Martin avec le chef Conservateur Stephen Harper sont purement tactiques. Harper est simplement plus franc sur l’accélération du rythme de privatisation des services publics, alors que Martin préfère agir avec ruse, combinant des mensonges bien ficelés avec un éventail de « priorités » (sans fondement), comme le programme national de garderies que les Libéraux ont promis à plusieurs reprises à chaque élection depuis 1993. Avec un adoucissement de la pression du NPD sur sa gauche, Martin peut sembler s’adapter à la droite, promettant l’interdiction des plus gros fusils, une ligne dure contre le Québec, une armée plus grande et plus interventionniste et des changements fiscaux qui avantagent les riches et les grandes compagnies.

Où s’en va l’État canadien?

Le consensus de la classe dirigeante est de poursuivre le rythme accélérant de la privatisation, des concessions syndicales, de la déréglementation de l’économie et le déplacement de la richesse vers l’élite des affaires.

Parce que la politique étrangère reflète la politique intérieure (et vice-versa), il ne devrait pas y avoir de surprise sur le fait que le néolibéralisme ici a sa contrepartie dans le rôle croissant de l’État canadien en tant que garant et envahisseur militaire pour le compte des intérêts commerciaux canadiens à l’étranger, normalement en alliance avec Washington.

Le refus hautement publicisé de Jean Chrétien de participer à la mésaventure irakienne et le « non merci » courtois de Paul Martin au bouclier antimissile sont plus que compensés par l’intervention canadienne non négligeable en Afghanistan, les remarques belliqueuses et racistes du général Hillier  sur les « sales ordures » meurtrières, les navires de guerre canadiens patrouillant le Golfe Persique, l’entraînement du personnel militaire des troupes fantoches irakiennes en Jordanie, les forces d’occupation sur le sol des Balkans, et le dernier mais non le moindre, le soutien de l’armée et de la police canadiennes au coup d’État, à l’occupation et à la répression des droits humains en Haïti. L’impérialisme canadien ne date pas d’hier, mais les illusions dans le rôle de « gardien de la paix » se sont rapidement éteintes sur l’autel de la doctrine « du devoir de protection » (le fardeau de l’homme blanc pour « sauver » les victimes des États en faillite, eux-mêmes les victimes de la domination impérialiste) et le soutien qualifié du candidat vedette libéral Michael Ignatieff à la torture et la guerre impérialiste. Le profilage racial, la détention arbitraire, les procès secrets, combinés avec « l’intégration profonde » dans la politique sociale, étrangère et de défense des Etats-Unis, incluant leur politique anti-drogues, complètent le tableau. Toutes ces choses ont été faites continuellement par les Libéraux de Paul Martin, mais discrètement. Les Conservateurs de Stephen Harper agiraient de la même manière, mais ouvertement et avec fanfare.

L’impérialisme à l’étranger aurait peu de valeur sans sécuriser l’État impérial à l’intérieur. Ce qui signifie tenir en respect le Québec, les Acadiens et les peuples autochtones. L’arme choisie par les dirigeants canadiens pour le Québec est la loi sur la Clarté référendaire, par laquelle le gouvernement fédéral s’arroge le pouvoir de déterminer si un vote futur du Québec pour la souveraineté est basée sur une question suffisamment claire avec une majorité suffisante et tout ceci sera décidé par Ottawa après coup! Se cachant non loin derrière cette tactique d’intimidation, le Plan B, qui inclut l’embargo économique, la partition territoriale et l’intervention militaire. Ce n’est pas vraiment une recette pour la coopération continentale et la démocratie.

La remontée du mouvement indépendantiste québécois, qui est le résultat de la montée de la confiance nationale et de l’impatience face à l’ordre du jour néolibéral d’Ottawa, tout comme elle est une réaction aux plans maladroits du fédéral pour gagner de l’influence, fait de la présente élection une sorte de référendum déformé au Québec. La déroute des partis fédéralistes au Québec pave la voie au prochain vote pour la souveraineté, qui sera probablement un grand coup pour la classe dirigeante canadienne et son État, malgré l’absence d’un parti ouvrier de masse au Québec pour montrer la voie à suivre anticapitaliste et souverainiste.

Tout en faisant certains progrès grâce à ses amendements progressistes au budget libéral de juin 2005, le NPD a subi récemment certains revers, la plupart d’entre eux ayant été infligés par lui-même. Le slogan du chef du NPD, Jack Layton, « Faisons fonctionner le parlement » a été brièvement utile pour obtenir des concessions mineures de Paul Martin, mais a aussi affaibli le NPD et l’autonomie syndicale face aux Libéraux. Ceci est évident d’au moins deux façons. Layton fait campagne pour « gagner plus de sièges pour le NPD », pas pour former un gouvernement. Même si certaines personnes affirment que c’est une question « tactique », c’est en réalité une question de principe. Ceci implique que le prix à payer est un autre gouvernement libéral minoritaire, soutenu par un contingent du NPD un peu plus gros. C’est à peine mieux que l’appel explicite du président des Travailleurs Canadiens de l’automobile, Buzz Hargrove, pour la réélection d’un régime Libéral minoritaire, soutenu par quelques néo-démocrates.

Ça ne s’arrête pas là. La volonté de faire fonctionner un parlement libéral minoritaire s’est traduite par le silence du NPD sur la croissance de l’armée et sur l’occupation canadienne de l’Afghanistan et d’Haïti. Elle a poussé Layton à changer (encore une fois) sa position et à embrasser la loi sur la Clarté référendaire anti-québécoise et antidémocratique. Elle a contribué à l’ambiguïté sur les établissements privés de soins de santé, dont Layton dit que le NPD toléreraient mais ne financeraient pas. Elle a conduit à faire une promesse complètement débilitante de « pas de hausse d’impôts et pas de nouveaux impôts » combiné avec une défense du statu quo du système fiscal, incluant la détestée Taxe sur les produits et services (TPS). Lors des élections en 2004, le NPD a proposé d’augmenter les impôts pour les individus avec un revenu de plus de 250 000$ par année, de taxer les banques et les compagnies, de mettre un impôt de 40% sur les héritages de plus de 1 million$ (excluant les petites entreprises et les fermes familiales) et d’éliminer progressivement la TPS.

Tout le monde sait que les surplus fédéraux existants ne serviront pas à financer adéquatement l’annulation des compressions sociales des vingt dernières années et seront laissés à l’entière discrétion du penchant naturel des Libéraux de favoriser les grandes banques avec d’énormes paiements sur la dette à des taux d’intérêts exorbitants. Opter pour le statu quo fiscal équivaut à accepter l’injustice économique permanente, incluant la malnutrition, les sans-abri, l’eau potable en danger, les maladies évitables et l’analphabétisme qui affectent des millions de personnes. Cette position régressive contribue davantage que l’opportunisme traître d’Hargrove à estomper les différences entre le NPD et le Parti Libéral.

Une voie alternative

Une alternative claire à cette direction est nécessaire pour faire avancer les intérêts de la classe ouvrière, des minorités opprimées, des femmes, des jeunes, des aînés et des pauvres. Pour mettre au point une telle alternative il est nécessaire de se battre au sein des institutions existantes du mouvement ouvrier pour défendre l’indépendance de la classe ouvrière en parole et en acte.

Ceci commencera nécessairement avec un rejet de la politique du « moindre mal ». Ce qui signifie dire Non au « vote stratégique » et  à l’alliance NPD-Parti Libéral. Ça veut dire faire une rupture claire avec les Libéraux, les Conservateurs, le Bloc Québécois et les Verts. Tout ça implique de lutter pour un ordre du jour des travailleurs et des travailleuses.

Depuis les dernières élections, le NPD a participé à une série de luttes sociales, incluant les manifestions massives anti-guerre, les grèves du secteur public à Terre-Neuve et en Colombie-Britannique et les gigantesques manifestations des étudiants et des travailleurs au Québec. Cette occasion a été gâchée par un retour à la routine électorale.

Néanmoins, en dépit de l’affaiblissement de ses liens avec les syndicats, le NPD demeure le seul parti politique de masse basé sur les syndicats en Amérique du Nord, un parti dont le monde des affaires ne peut et ne doit pas dépendre pour diriger le gouvernement selon ses intérêts de classe.

Une victoire pour le NPD, en fait tout gain significatif pour le NPD, créera de meilleures conditions pour que le mouvement ouvrier puisse défier l’ordre du jour néolibéral en cours. Pour cette raison, nous appelons à l’élection d’un gouvernement NPD le 23 janvier.

L’orientation de Jack Layton à faire élire plus de néo-démocrates plutôt que de lutter, en principe, pour un gouvernement NPD, alimente le discours malhonnête des médias à l’effet que le NPD ne peut gagner, qu’un vote pour le NPD est un vote perdu, à tel point qu’un « vote stratégique » pour arrêter les Conservateurs soi-disant plus à droite est proposé. C’est une ligne perdante pour la campagne du NPD. Elle pourrait être abandonnée immédiatement par Layton.

Les socialistes insistent qu’un gouvernement NPD a le potentiel pour ouvrir la voie au changement social en enlevant les leviers du gouvernement aux partis de la grande entreprise. Un gouvernement NPD pourrait augmenter la confiance et la combativité  de ceux et celles qui combattent l’ordre du jour néolibéral. Associé avec des mouvements sociaux et syndical renaissants et une aile gauche pro-lutte de classe renforcée à l’intérieur du parti, un gouvernement NPD pourrait déplacer nettement le rapport de forces en faveur de la classe ouvrière et de ses alliés.

Les socialistes luttent pour un gouvernement NPD que nous poussons à s’engager pour des politiques socialistes. Nous appelons donc à voter NPD dans chaque conscription. Ce qui inclut le Québec où le parti est plus faible et bénéficie de peu d’appui des syndicats à cause de son hostilité historique pour les lois sur la langue française et l’objectif de l’autodétermination du Québec. L’Union des Forces Progressistes, une coalition de gauche et syndicale qui se développe au Québec, fusionnera en février 2006 avec Option Citoyenne, un autre mouvement nationaliste progressiste, mais aucune de ces organisations ne présente de candidats pour les actuelles élections fédérales.

Le Bloc Québécois, en dépit de son image social-démocrate, est lié solidement aux capitalistes québécois et à l’ancien régime capitaliste provincial du Parti Québécois. Le Parti Vert, dont les sondages prédisent qu’il remportera environ 4% des suffrages, insiste qu’il ne fait pas partie du mouvement ouvrier. Il affirme être ni de droite ni de gauche. Pour les besoins de cette élection, nous devrions prendre les Verts au mot, bien qu’il soit évident que leurs politiques sont tout à fait régressives et certainement pas neutres d’un point de vue de classe.

Par conséquent, le NPD basé sur les syndicats au Canada anglais, représente le seul véhicule dans cette élection pour l’action politique indépendante de la classe ouvrière à travers l’État canadien. Chaque gain pour le NPD le 23 janvier sera un gain pour la classe ouvrière.

La tâche des militants du NPD maintenant est de lier la campagne électorale du parti aux luttes et aux mobilisations en cours des travailleurs et travailleuses et des pauvres,  plus spécialement aux mouvements pour mettre fin aux interventions impérialistes au Proche-Orient, pour sortir le Canada d’Haïti, pour annuler les accord commerciaux de «libre-échange » et pour appuyer les grèves qui défient les coupures dans les emplois et les services vitaux.

À la lumière du recul du NPD concernant la loi sur la Clarté référendaire et le droit du Québec à l’autodétermination nationale, nous tenons compte de la possibilité d’appuyer des candidatures alternatives au Québec qui appuient l’indépendance et le socialisme.


Un ordre du jour des travailleurs et travailleuses……pour un changement!

En appelant à voter pour le NPD dans la grande majorité des circonscriptions, nous luttons aussi de toutes nos forces pour un ordre du jour des travailleurs et des travailleuses, qui inclurait les politiques suivantes :

Reconstruisons les systèmes publics de santé et d’éducation. Annulons les coupures de financement; commençons par l’implantation du rapport Romanov et la restauration des niveaux antérieurs aux compressions. Gelons les frais de scolarité post-secondaires et étendons rapidement l’éducation gratuite à tous les niveaux. Abolissons les dettes étudiantes. Interdisons les universités, les collèges, les hôpitaux et les cliniques de santé privés. Mettons fin au financement pour les écoles religieuses, séparées et privées. Pour un système de garderies gratuit, universel et de qualité.

Réduisons de 25% le prix de l’essence et de l’huile à chauffage domestique et gardons les à ce niveau. Nationalisons l’énergie sous le contrôle ouvrier et communautaire démocratique. Utilisons une grande portion des revenues de l’énergie pour financer la recherche et le développement sur des énergies alternatives saines et sécuritaires. 

Engageons la guerre contre la pauvreté. Des emplois pour tous. Réduisons la semaine de travail, sans perte de salaire ou de bénéfices. Augmentons le salaire minimum à 12$ de l’heure. Étendons l’Assurance-Emploi pour couvrir tous les travailleurs et travailleuses sans-emploi, à 80% des salaires, avec un faible seuil pour se qualifier, pour une durée de 52 semaines et la possibilité de renouveler sa demande sans pénalité. Consacrons 2% du budget fédéral à la construction de logements sociaux. Annulons la privatisation des services publics et la déréglementation de l’économie. Re-nationalisons Air Canada et les chemins de fer. Arrêtons les congédiements. Ouvrons les livres comptables des compagnies. Étendons la propriété publique aux moyens de communications, aux ressources naturelles, aux banques, au développement agraire et à la construction. Élisons des directeurs révocables par les assemblées d’employées; limitons les salaires des fonctionnaires élus au niveau du salaire des ouvriers qualifiés dans le secteur d’emploi représenté. Étendons et défendons le droit de grève pour tous les travailleurs et travailleuses.

Retirons les forces armées canadiennes de l’Afghanistan, d’Haïti, du Proche-Orient et des Balkans. Pour une politique étrangère basée sur la solidarité, l’internationalisme et la justice sociale. Pas un sou pour la guerre impérialiste et l’occupation. Limitons les forces armées canadiennes à un rôle de sauvetage et de secours pendant les désastres et réduisons le budget militaire en conséquence. Défendons la révolution cubaine et la république bolivarienne du Venezuela. Travaillons pour libérer maintenant les cinq Cubains anti-terroristes emprisonnés aux Etats-Unis, ainsi que Mumia Abu-Jamal, Leonard Peltier et tous les prisonniers politiques de la justice sociale.

Autodétermination pour le Québec et les peuples autochtones. Abrogeons la loi sur la Clarté référendaire. Annulons les attaques contre les libertés civiles; mettons fin aux procès secrets, libérons les détenus politiques, accueillons les objecteurs de conscience. Révoquons les soi-disant lois « anti-terroristes ». Pour des droits pleinement égaux pour les femmes, les gais, les lesbiennes et les bisexuels ainsi que pour les minorités ethniques et raciales. Défendons le libre choix pour l’avortement et l’action affirmative pour les femmes et les minorités dans l’emploi et l’éducation.

Sauvons l’environnement; obligeons les compagnies à mettre de l’ordre dans leurs fouillis. Éliminons progressivement l’industrie nucléaire. Mettons une priorité très élevée sur la protection écologique et sur la production d’énergie saine ainsi qu’au  respect et au dépassement des objectifs des accords de Kyoto pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Finançons un transport public bon marché et le renouveau urbain. Faisons en sorte que les villes aient des revenus garantis, stables et suffisants, basés sur la taxation progressive en plus de l’autorité légale pour planifier le développement urbain.

Augmentons de manière significative les taxes sur la richesse, sur les gains en capitaux, sur les transactions financières spéculatives, sur les héritages de plus de 1million$ ainsi que sur les grosses compagnies et les banques. Abolissons la TPS.

Abrogeons les accords commerciaux capitalistes, tels que l’ALÉNA et la ZLÉA, et instituons des pratiques commerciales équitables avec divers partenaires. Inspirons-nous de l’exemple positif l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), parrainée par le Vénézuela et Cuba, qui est un exemple de coopération bilatérale. Créons un fonds compensatoire pour aider les économies plus faibles ainsi que des entreprises communes non basées sur l’exploitation.

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